Pêche

Une activité essentielle

Au Moyen Âge, la pêche était une activité vitale pour les habitants des campagnes, des villes et des monastères. Le poisson constituait une part importante de l’alimentation, surtout durant les nombreux jours de jeûne religieux imposés par l’Église (jusqu’à 150 jours par an).

Les lieux de pêche

En mer : les pêcheurs travaillaient près des côtes, car les bateaux n’étaient pas conçus pour de longues traversées. On pêchait le hareng, la morue, la sardine, le maquereau…

En eau douce : les rivières, étangs et lacs étaient riches en brochets, carpes, anguilles ou truites.

Les techniques de pêche

Les filets : en lin ou en chanvre, de formes variées selon les poissons.

Les lignes et hameçons : faits en fer, parfois décorés.

Les nasses et pièges : paniers en osier pour capturer les poissons d’eau douce.

La pêche au harpon : utilisée pour les gros poissons ou les anguilles.

Le traitement du poisson

Le poisson se conservait difficilement, d’où des techniques de conservation :

Salage et séchage : très utilisés pour la morue et le hareng.

Fumage : dans certaines régions du Nord.

Transport : les marchands vendaient le poisson salé ou séché jusque dans les villes de l’intérieur.

La réglementation

La pêche était strictement contrôlée :

Les droits de pêche appartenaient souvent au seigneur local.

Il fallait payer des redevances ou obtenir des autorisations.

Certaines périodes étaient interdites pour protéger la reproduction.