Epidémies

Un monde vulnérable

Au Moyen Âge, la médecine était rudimentaire et les causes des maladies mal connues. 

Les populations vivaient dans des conditions d’hygiène précaires : rues sales, eau polluée, proximité avec les animaux.

Les épidémies se propageaient donc rapidement.

La peste noire (1347-1352)

La plus terrible des épidémies médiévales fut la peste noire, arrivée d’Asie par les routes commerciales. 

Elle tua près d’un tiers de la population européenne. 

Causée par la bactérie Yersinia pestis , transmise par les puces des rats, elle provoquait fièvre, bubons et mort rapide. 

Les conséquences furent dramatiques : chute démographique, pénurie de main-d’œuvre, peur, et persécutions.

Autres grandes maladies

La lèpre : maladie chronique défigurante, les lépreux vivaient isolés dans des léproseries.

Le typhus et la dysenterie : fréquents pendant les famines et les guerres.

Le « mal des ardents » (ergotisme) : intoxication due à un champignon du seigle, provoquant convulsions et hallucinations.

Les réactions face à la maladie

Les gens pensaient que la maladie venait de Dieu. 

On priait, on faisait des processions, ou l’on se flagellait pour obtenir le pardon. 

Certains tentaient des remèdes à base de plantes ou de saignées. 

Les autorités commencèrent à isoler les malades : les premières quarantaines apparurent dès le XIVème siècle, notamment à Venise.

Héritage et progrès

Les épidémies ont poussé les villes médiévales à mieux s’organiser : création d’hôpitaux, amélioration de l’eau potable, et premières réflexions sur la contagion.

Ces efforts ouvrirent la voie à la médecine moderne de la Renaissance.