Association Médiévale Lillebonnaise
Au Moyen Âge, la médecine était rudimentaire et les causes des maladies mal connues.
Les populations vivaient dans des conditions d’hygiène précaires : rues sales, eau polluée, proximité avec les animaux.
Les épidémies se propageaient donc rapidement.
La plus terrible des épidémies médiévales fut la peste noire, arrivée d’Asie par les routes commerciales.
Elle tua près d’un tiers de la population européenne.
Causée par la bactérie Yersinia pestis , transmise par les puces des rats, elle provoquait fièvre, bubons et mort rapide.
Les conséquences furent dramatiques : chute démographique, pénurie de main-d’œuvre, peur, et persécutions.
La lèpre : maladie chronique défigurante, les lépreux vivaient isolés dans des léproseries.
Le typhus et la dysenterie : fréquents pendant les famines et les guerres.
Le « mal des ardents » (ergotisme) : intoxication due à un champignon du seigle, provoquant convulsions et hallucinations.
Les gens pensaient que la maladie venait de Dieu.
On priait, on faisait des processions, ou l’on se flagellait pour obtenir le pardon.
Certains tentaient des remèdes à base de plantes ou de saignées.
Les autorités commencèrent à isoler les malades : les premières quarantaines apparurent dès le XIVème siècle, notamment à Venise.
Les épidémies ont poussé les villes médiévales à mieux s’organiser : création d’hôpitaux, amélioration de l’eau potable, et premières réflexions sur la contagion.
Ces efforts ouvrirent la voie à la médecine moderne de la Renaissance.