Hygiène

Les idées reçues

Contrairement à ce qu’on imagine souvent, les gens du Moyen Âge n’étaient pas sales.
Ils connaissaient l’importance de l’hygiène et de la propreté.

Le bain

Les bains publics existaient dans les villes jusqu’au XIVème siècle.
On s’y lavait, on s’y détendait et on s’y rencontrait.

Dans les campagnes, on se baignait dans les rivières ou on se lavait à l’aide de cuves en bois.
Le bain complet du corps était rare, mais on se lavait souvent les mains, le visage et les dents.

A partir du XIVème siècle, la peur de l’eau, suspectée comme responsable d’épidémie, fit disparaitre les bains publics.

L’eau et les savons

Le savon existait déjà, fabriqué à base de graisse animale et de cendre.
Les riches utilisaient des eaux parfumées ou des plantes aromatiques comme la lavande ou le romarin.

Les paysans se contentaient d’eau froide et de sable pour frotter leur peau.

Les soins du corps

Les dents étaient frottées avec des tissus, du sel ou des poudres d’herbes.

Les cheveux étaient lavés à l’eau chaude et peignés avec soin.

Les mains et les ongles étaient lavés avant et après les repas, surtout chez les nobles.

Hygiène domestique

Les maisons riches possédaient parfois des latrines reliées à un conduit ou à la rivière.

Dans les villages, on utilisait des fosses d’aisance ou la nature.
On jetait les eaux sales et les déchets dans la rue, ce qui causait de mauvaises odeurs et attirait les rats.

Épidémies et hygiène

Les grandes épidémies, comme la peste noire, firent prendre conscience du lien entre saleté et maladie, même si les microbes étaient encore inconnus.

On utilisait des plantes odorantes comme le thym, la menthe ou le vinaigre pour purifier l’air.